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samedi 6 juillet 2019

Mon Ami ...




                                                   ...Amar







Je ne sais pourquoi des souvenirs refont surface, je m’excuse pour la première personne du singulier, je ne pourrais peut -être jamais lui rendre un digne hommage, digne de sa stature !

Mon Ami Amar c'est triste c'était comme un arbre sans feuilles sur lequel les oiseaux ne sont pas venu chanter et ne viendrons pas chanter !

Les intonations de sa  vois résonne encore à mes oreilles !

Mon Amar dit Ezzahi n'a pas était si Zahi dans sa vie c'est comme une chandelle qui s'est allumer des deux bouts !!

Ecoutons un autre de ses multitudes, chef  d’ouvre …Un Chef d’ouvre presque inachevé ! 

mardi 5 décembre 2017

Mon Ami Amar...










Evocation. Il y a une année, l’artiste s’en allait
Alger sans Ezzahi
Au-delà des rares physiciens capables d’en comprendre le fonctionnement, l’existence quelque part sur la planète d’une horloge atomique ne variant pas d’une seconde en 15 milliards d’années rassure  toute l’humanité sur l’existence du temps.
De même, l’existence discrète et retirée de Amar Ezzahi à Alger nous rassurait tous sur la possibilité d’un poète dans cette ville désenchantée.  Aujourd’hui qu’il a disparu, toute parole ou hommage reste en deçà, ou à côté, de ce qu’il était. Amar Ezzahi n’avait pas une vie et une œuvre, comme il en va pour beaucoup d’artistes. Il avait une légende qui subsumait le tout.
D’aucuns se plaignent que les mythologies contradictoires tissées autour de sa vie solitaire faussent notre jugement sur son travail artistique. Les uns parlent d’un ascète absorbé dans la méditation, d’autres d’un grand timide confronté à une célébrité hors normes, certains évoquent une dépression, d’autres, une déception amoureuse non cicatrisée…


Amar At-Zaï est sans doute quelque part au croisement de ces biographies populaires. Il est aussi et surtout entièrement présent dans son art. Ezzahi n’était pas le plus démonstratif des interprètes. Que de débats vains pour trancher entre la virtuosité de Guerouabi et la subtile sobriété d’Ezzahi ! Et si cette sobriété était précisément le prolongement de la vie dans l’œuvre ? Chanter comme on parle et vivre comme on chante.


C’est ce que proclame ce chant confinant au récitatif rythmé. Une voix sans fioriture, une voix murmurée qui vous confie les secrets des mystiques, les joies de la rencontre et la douleur de la séparation dans l’intonation des mots de tous les jours. Ezzahi proposait d’entrer dans l’intimité du texte sans emphase et sans effets de manche. Que l’on écoute deux enregistrements d’une même qacida et on aura de grandes chances de tomber sur deux mélodies différentes.
S’il a privilégié les qaâdates intimes de mélomanes à la scène des salles de concert, c’est peut-être aussi pour ce choix artistique. Ne pas s’enfermer dans une interprétation figée (calibrée pour la scène ou le studio) mais rester au plus près de la vérité de l’instant. Certains ont parlé d’improvisation ; le terme de composition instantanée serait peut-être plus juste. Un fabuleux exercice de création composant rythmes, modes et textes pour une œuvre quasiment unique à chaque représentation.
Evidemment, les oublis et les ratages ponctuels sont inévitables dans une entreprise aussi risquée. Mais Ezzahi avait ce talent de remonter aussitôt en selle et l’on remarquait à peine l’imperfection tant le naturel l’emportait. Reproche-t-on à l’amoureux de bégayer, au mystique de divaguer, au condamné de s’essouffler en prononçant ses dernières paroles ?
Ezzahi jouait le tout pour le tout, privilégiant cette vérité de l’instant à une hypothétique perfection intemporelle. La perfection n’est pas de ce monde, mais la vérité est possible.  Comme la sincérité. Ainsi entendons-nous l’art d’Ezzahi.

La modestie et la générosité de l’homme sont donc bel et bien dans son œuvre. Et inversement… Quand un individu, mal inspiré, lui avait proposé de payer son pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam, c’est avec des vers de Ben Msayeb que l’artiste le remettra à sa place. Au pouvoir de l’argent et aux vanités de la célébrité, il opposait sereinement la vérité nue des poètes. C’est avant tout une part de cette vérité que nous avons perdue en perdant Amar Ezzahi.










 
Walid Bouchakour
El Watan le 02.12.17
Illustrations Daboudj1948

vendredi 17 février 2017

Mon Ami Amar !


Il est parti, avec cette discrétion propre à lui...Un des endroit de prédilection a aussi changé, entre autres ,les beaux petits poissons rouges,ne sont plus là !


...A suivre


Comment en serait il, autrement, une eau glauque , de la mousse a envahit ce beau bassin de jadis, avec ses belles arabesques en fer forgé tout autour.

Comme partout d'ailleurs, Alger est devenue un immense bidonville, et dans tout cela Ma Casbah ?

A ce qu'il parait,chaque un 23 février ce sera "sa fête" !

Un article fleuve ou une litanie et des vœux pieux,paru dans El Watan du 17 courant,dont ci-après la teneur...  





...A suivre

mercredi 7 décembre 2016

Mon Ami Amar...


Les lampions se sont éteints,en cette nuit oppressante ,le silence qui s'installe,soudain quelques parts,une voix qui s'élève,mélodieuse à souhait,accompagné de notes cristallines d'un mondole.
Une fenêtre,une lumière blafarde,serait ce lui,l'inspiration ,un air à mettre en musique,mais lui en cette nuit de novembre,il est partit pour un long périple.
Ah cette imagination qui se joue de moi !
Le jardin marengo,un de ses lieux préférés,n'est plus que "la moitié" du "jardin",un monstre des temps modernes,est entrain de dévoré tout sur son passage.
 Ses plantes méditerranéenne,ses palmiers,ses bellombras,hier, des souvenirs qui remontent à la surface,les promenades avec Mémé,comme ont dit "outre-méditerranée" ;pour être à la page!
Le spectacle gracieux dans le bassin,des poissons rouges,à qui spontanément nous partagions,nos brioches acheter par nos Mémé,chez le boulanger du coin.
Il est partit !!
A quelques mètres d'ici, c'est tout comme, ce n'est plus la Place Des Martyrs,mais plutôt ,Place du marché aux fripes, avec toujours ces hideux panneaux entourant les alentours,entre autres le kiosque à musique de naguère.
Alors,ou sont avec ce décors les âme sensibles !

.


Ils sont partit,pour des lieux ,peut être, plus cléments ? Mais lui, il  s'en est allé,comme a voulut Dieu !

 ..A suivre

lundi 5 décembre 2016

Mon Ami Amar...



(Suite des précédents articles)






Quelques articles de presse outre- Méditerranée.



Culture et savoirs
Amar Ezzahi
chaabi
algérie
carnet
Amar Ezzahi, Le maître de la chanson chaâbi est décédé

Le maître de la chanson chaâbi Amar Ezzahi, 75 ans, est décédé mercredi après-midi à son domicile à Alger. Le célèbre interprète du chaâbi avait été hospitalisé en septembre dernier à Alger pour un malaise.

La figure la plus populaire de la chanson algéroise, Amar Ezzahi, grande figure du châabi, la musique populaire algéroise dérivée de l'andalouse, est décédé mercredi à l'âge de 75 ans. Amar Ezzahi (le joyeux), de son vrai nom Amar Ait-Zaï, a passé la majeure partie de sa vie près de la vieille ville d'Alger où il était arrivé très jeune, après sa naissance dans un village de Kabylie en 1941.
Son répertoire compte des dizaines de chansons enregistrées à partir de 1963. Des fans les ont regroupées sur internet au moment où sa santé déclinait ces dernières années. L'artiste a mené une vie d'ascète: il n'était pas marié, n'avait pas d'enfant et a toujours refusé d'encaisser ses droits d'auteurs. Il fuyait les médias et les salles de concerts, ne chantant qu'en cercle intime durant les fêtes. Les cafés et les terrasses des maisons étaient sa scène préférée. "Il était dans un détachement absolu des choses matérielles de la vie", témoigne un des rares journalistes à l'avoir connu, Noureddine Khelassi. "Il était voué au bonheur des siens à travers son art", ajoute le chroniqueur du quotidien La Tribune.
Le chanteur sera enterré jeudi au cimetière El Kettar à Alger près du plus illustre interprète algérois, Hadj M'hamed el Anka, décédé en 1978. Une prière des morts sera célébrée dans une mosquée située près de la Casbah.

Humanite.fr
Jeudi, 1 Décembre, 2016
   

Mon Ami Amar...






 (Suite des précédents articles)




Quelques articles de presse outre- Méditerranée.




Le chanteur algérien Amar Ezzahi est mort

Figure cardinale du chaâbi, la musique populaire algéroise, l’artiste s’est éteint mercredi 30 novembre, à l’âge de 75 ans.

Le chanteur de chaâbi, Amar Ezzahi.
Amar Ezzahi est « parti » et les rues d’Alger furent envahies, raconteront sans doute encore pendant longtemps les Algérois, ceux qui ont fait la popularité de ce chanteur adulé. Il est mort dans l’après-midi du mercredi 30 novembre à son domicile, quartier Rampe-Vallée, à Alger, à l’âge de 75 ans. Ses obsèques, au cimetière d’El Kettar, sur les hauteurs de la ville, le lendemain, ont provoqué un déferlement humain dans la capitale algérienne. Dès l’annonce de son décès, déjà, des centaines de fans s’étaient rassemblés devant son domicile où s’est rendu le ministre de la culture, Azzedine Mihoubi.

Amar Ezzahi (« le joyeux »), de son vrai nom Amar Aït Zaï, est né en 1941, dans la région berbère de Kabylie, dans le nord de l’Algérie. Il était l’un des interprètes les plus adulés du chaâbi, qu’il chantait en s’accompagnant d’une mandole (instrument à cordes) et qu’il avait découvert dans les années 1960, avec Boudjemaâ El Ankis (1927-2015).
Pour Rabah Mezouane (IMA), le chaâbi est « une musique qui a un texte significatif fort et très poétique »

Genre populaire algérois, issu de l’arabo-andalou, le chaâbi est apparu au cours des années 1920 dans les tavernes et les fumeries de la casbah d’Alger. Il devient également, par la suite, le chant des chanteurs exilés tels que Slimane Azem (1918-1983), El Hasnaoui (1910-2002) ou Dahmane El Harrachi (1925-1980), figure notoire de ce style plutôt mélancolique, auteur et compositeur du signifiant succès transgénérationnel Ya Rayah (« Le partant »), que popularise Rachid Taha (en le reprenant notamment sur son album Diwân, en 1998).

« Genre national toujours vivace, le chaâbi est très apprécié par l’ensemble des Algériens, toutes générations confondues, explique Rabah Mezouane, programmateur à l’Institut du monde arabe (IMA), à Paris. C’est une musique qui a un texte significatif fort et très poétique. En faisant souvent appel à des choses très anciennes, des proverbes, des maximes, elle ressuscite tout un fonds de patrimoine. »
Une musique des humbles

On a souvent dit qu’Alger est au chaâbi ce que Kingston est au reggae, Chicago au blues, Athènes au rébétiko, Oran au raï. Une musique des humbles. Amar Ezzahi était un homme humble. Il a mené une vie d’ascète. Orphelin, il n’avait ni femme ni enfants et avait toujours refusé, dit-on, d’encaisser ses droits d’auteur. Il boudait les médias et fuyait les projecteurs. « Modeste, réservé, il se confiait peu, n’avait jamais traversé la Méditerranée. J’ai plusieurs fois tenté de le faire venir à l’IMA. J’aurais pu remplir dix soirs de suite. Il n’y a pas eu moyen de le décider. Récemment, le président Bouteflika avait proposé de prendre en charge son voyage pour qu’il vienne se faire soigner en France », poursuit Rabah Mezouane, fan absolu d’Amar Ezzahi (« Il avait une voix, un style, qui n’appartenaient qu’à lui »). Le chanteur n’a pas bougé. Inutile de chercher son nom sur le programme du festival de chaâbi organisé à Bobigny (Seine-Saint-Denis) en 2002, ni aux soirées chaâbi que proposa à deux reprises le Printemps de Bourges.
Hormis sur quelques compilations consacrées au genre, son nom est désespérément absent

Quant à trouver ses disques, là encore, c’est quasi perdu d’avance. Hormis sur quelques compilations consacrées au genre, son nom est désespérément absent. En Algérie, l’homme n’était guère plus exposé. Il a enregistré quelques 45 tours, dont le premier, en 1968, avec les deux chansons qui vont le révéler, Ya djahel leshab et Ya el adraâ, puis à peine plus de 33 tours et une seule cassette.

Artiste de scène, alors ? Même pas. Le seul concert officiel fut celui qu’il donna à Alger, le 10 février 1987, à la salle Ibn Khaldoun. En revanche, il répondait présent quand on le sollicitait pour des fêtes familiales. « Ses fans le suivent dans les fêtes de famille, et enregistrent sa musique, qu’ils copient et vendent à plusieurs milliers d’exemplaires, en attendant de lui le cadeau tant espéré : qu’il se décide enfin à leur offrir un concert public… », peut-on lire dans l’édition du 1er décembre du quotidien Le Matin d’Algérie. Il a été enterré au cimetière El Kettar, à Alger, près d’El Hadj M’Hamed El Anka, précurseur et maître respecté du chaâbi, décédé en 1978. La soirée chaâbi – à guichets fermés – avec Abdelkader Chaou et Kamel Aziz, à l’Institut du monde arabe (IMA), samedi 3 décembre, lui est dédiée.
Amar Ezzahi en quelques dates

1er janvier 1941
Naissance à Aïn El Hammam, en Kabylie.

1968
Premier 45t.

1976
Enregistre ses deux premiers albums.

1987
Récital à Alger.

30 novembre 2016
Mort à son domicile, à Alger.

    Patrick Labesse
    Journaliste au Monde




Mon Ami Amar...




(Suite des précédents articles)







Quelques articles de presse outre- Méditerranée.



Le chanteur algérois Amar Ezzahi s'est éteint

La plus grande figure du chaâbi, Amar Ezzahi est décédé mercredi à l'âge de 75 ans.

Amar Ezzahi, la plus grande figure du chaâbi, la musique populaire algéroise dérivée de la musique arabo-andalouse, est décédé mercredi à l'âge de 75 ans. L'annonce de son décès a immédiatement couru sur les réseaux sociaux et faisait l'ouverture des journaux télévisés. Des centaines de fans se sont rassemblés devant son domicile où s'est rendu le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi.



Amar Ezzahi (le joyeux), de son vrai nom Amar Ait-Zaï, a passé la majeure partie de sa vie près de la vieille ville d'Alger où il était arrivé très jeune, après sa naissance dans un village de Kabylie en 1941. Son répertoire compte des dizaines de chansons enregistrées à partir de 1963.



Le chanteur avait été hospitalisé en septembre à Alger pour un malaise, explique le site d'«El Watan». Il devait être transféré dans un établissement hospitalier à l'étranger, selon le ministre de la Culture.



Un ascète qui fuyait les médias



L'artiste a mené une vie d'ascète : il n'était pas marié, n'avait pas d'enfant et a toujours refusé d'encaisser ses droits d'auteurs. Il fuyait les médias et les salles de concerts, ne chantant qu'en cercle intime durant les fêtes. Les cafés et les terrasses des maisons étaient sa scène préférée.



«Il était dans un détachement absolu des choses matérielles de la vie», témoigne un des rares journalistes à l'avoir connu, Noureddine Khelassi. «Il était voué au bonheur des siens à travers son art», ajoute le chroniqueur du quotidien La Tribune.



Le chanteur sera enterré jeudi au cimetière El Kettar à Alger près du plus illustre interprète algérois, Hadj M'hamed el Anka, décédé en 1978. Une prière des morts sera célébrée dans une mosquée, près de la Casbah.

Le Parisien Musique

30 novembre 2016, 21h52



...A suivre