samedi 19 septembre 2009

L’Aïd El Fitr branle bas de combat !





Quand l’Aïd, l’éternel question dimanche ou lundi ? Non c’est dimanche le 20 en principe ah bon !

Bonjour les soucis, après la saignée du mois de Ramadhan, la rentrée des classes, les gosses à vêtir les gâteaux à préparer.


Le mois de piété pour certains el hamdou li ALLAH, pour d’autres, un mois de super profit.


La farine à 60,00 dinars, semoule à 80,00 dinars, sucre glacé à 70,00 dinars, sucre cristallisé à 75,00 dinars, margarine à 70.00 dinars, « Assila » 140,00 dinars, Smen (beurre rance) 150.00 dinars et enfin l’eau de fleur d’oranger à 45,00 dinars.


J’ai faillit oublier madame la cacahuète et sa majesté l’amande, madame la cacahuète 170.00 dinars, sa majesté l’amande de 550,00 à 580,00 dinars, non amandés.


Les vêtements des gosses, à titre d’exemple pour une fillette de onze ans, une paire de soulier 2000,00 dinars, un tailleur à 4.000,00 dinars, à cela il faut ajouter un chemisier et une paires de chaussettes ou des bas.


D’antan, les petites bourses et « mêmes les économes » pouvaient trouver, une fin à leurs tracas et se tirer à bon compte en allant chez « le pauvre indigène » et autres magasins de Bâb Azzoun. (Raz Tafourah).


Il est six trente du matin le premier jour de l’Aïd, les mines défaites, mais heureux d’avoir accomplis leurs devoir, envers leur créateur, les jeuneurs partent de bon matin aux mosquées des environs, dés la fin de la prière c’est les souhaits en ses termes « Rafer lana oua lakoum » réponse « takebel mina oua minkoum ».


La prière accomplit, c’est la visite des morts direction « El Kettar » (cimetière d’El kettar prés de la prison Barberousse, SERKADJI actuellement.


Une botte de « Rihane » une plante odorante, qui sert aussi à embaumer les défunts lors du rituel de la toilette.


De retour, les gosses dans leurs habits tout neuves, se rendent chez les voisins présentés leurs souhaits, et reviennent avec leurs petits portemonnaies, bien fournis en pièces.


L’après midi, dans une assiette des gâteaux maisons, enveloppé dans un foulard « meherma » à la main, visite des parents, amis.




En Kabylie, l’Aïd El Fitr ne se limite pas, à marquer la fin du mois du ramadan, un des piliers de l’Islam.

Cette pratique sociale et ancestrale, que l’on appelle communément Timechret ou Lewziaa, selon l’appellation de chaque région, est une pratique sociale séculaire qui se perpétue à chaque fête importante comme Aïd el fitr ou l’Achoura et qui consiste à sacrifier un nombre de bœufs au profit des habitants du village, lesquels contribuent à l’achat de ces animaux.

Pendant que le ou les bœufs sont sacrifiés, on ramène des rameaux d’oliviers et autres branchages sur lesquels sont disposés les morceaux de viandes partagés selon la somme cotisée.

Il y ‘a lieu de noter, que la cotisation se fait selon le nombre de membres de la famille et que les plus démunis en sont dispensés

Cette cérémonie est une des occasions de retrouvaille, celle des familles installées dans les villes ou aux alentours, pour y prendre part.

Même lors d’une assemblée générale du village, tous les membres ayant l’âge de la majorité sont destinataires de messages les invitant à y prendre part pour discuter des préoccupations constituant les activités villageoises.

La solidarité chez nous n’est pas un vain mot, oh que non, nous en sommes fiers très fiers même, par le temps qui court, ou la véritable vie en communauté à disparu ou à tendance à disparaitre hélas !

Admirez ces belles vues, et une partie de nos Doyens avec des jeunes prêts, in chah ALLAH, à reprendre le flambeau.

Ces photos ont étaient prises lors de l'Aïd El Fitr de l'année passé, dans notre beau village bien nommé Ighil Mahni, la verdure c'est de la vraie verdure et non pas de l'artificiel qui nous envahi, de plus en plus, qui a envahi notre vie de tous les gens, ou de plus en plus les gens sont atteint, de ce mal engendré, appelé l'artificiel dit factice hélas mille fois hélas !


Daboudj1948

Est-ce bien le Ramadhan ?




Je n’ai pas senti une fois de plus ? Ou peu, cette merveilleuse odeur de chorba, à l'elsane étire, au vermicelle ou au meketfa, l'odeur de ce café dont les graines sont grillée au hemas, puis moulu avec erhiyoi.

Cette impression et atmosphère indescriptible propre à ce mois, en déambulant dans ma merveilleuse Casbah, tout est amorphe.

A l'heure du ftour, je n'ai pas entendu le coup de canon annonçant la rupture du jeûne, ni vu les oriflammes de couleur vertes, sur les minarets des mosquées indiquant pour ceux n'ayant pas entendu le coup de canon, cette rupture.

Je n'ai pas entendu, aussi, les derboukas des petites filles, lors de la veillé sur les terrasses chantonnant « Yemâa rebiha ouine kounti », ces derboukas achetés rue Catan chez Âami Mahfoud, je le revois avec sa gandoura et sa mine joviale.

Je n'ai pas vu ou peu, les lampions de toutes les couleurs, égayant les boutiques et presque à chaque coins de rue, et à coté des étals improvisés durant ce mois.

Je ne sais si c'est le début des symptômes des malvoyants, qui me guette, quand à l'odorat je crois que je l'ai perdu au cours de ma longue route, ainsi que ma vue bientôt.

On dit chez nous « El aîne ma t'chouffe oual el kelb ma yedjah », pour ce qui me concerne je ne le pourrais jamais, et je dis.... et puis je ne dirais rien, je continus mon chemin en attendant des jours meilleurs, qui sait ?

Je terminerais, non je continuerais, une fois de plus, avec les paroles de la chanson d'Abdelmadjid MESKOUD, intitulée « Ya Dzayer Ya El Aâssima », que m'avait adressé un nouvel ami portant le pseudo « Biladi », l’année passée, que j’ai déjà éditée, que je salut au passage, bon Ramadhan et Aïd Moubarek, comme même mon frère !

Oh Alger la capitale * ** Ta valeur est énorme
Ton amour dans mon cœur est éternel *** jusqu'au jour du jugement dernier
Ceux qui n'ont pas de valeur t'on souiller *** Je prie Dieu pour qu'il les paie
Ils ont souillé la ville de Sidi Thâalbi *** Abderrahmane, mes Amis
La ville du martyr El Abbi *** et et des Ouali (saints)
Barberousse oh mes compagnons *** et sidi M'Hamed au deux tombes

Refrain :
Dites oh ceux qui écoutez *** où est passée l'odeur d'El Bahdja (Alger)
Dites oh ceux qui écoutez *** où sont passés les Algérois

De tout endroit arrivent des arrivistes *** la fuite des villages à ramenée foule
La pudeur et le respect des femmes d'autrui ont disparus *** La fois et la religions se sont affaiblis
Où sont el mrama (el hayek) et chwachi (les chachiyates rouges typiquement turques) *** avec leurs files tombants
Il ne reste plus le goût spécial de Ramadan *** Plus d'Aïd et de fêtes comme avant
L'imitation des étranger les ont étouffés *** et inventés des nouvelles habitudes
El Hbaq (une plante très aromatisé et odorante) à été échangé par Errihane (une fleur innocenter) *** Et que dire du Jasmin...
Ou sont passé les Kaftans (habits de femmes) et el madjboud (l'art de la décoration de ces derniers) *** et le brodeur de soie est introuvable
Ou sont les artistes du cuir *** ou sont les sculpteurs de bijoux
Ou est le luthier *** ou sont les dessinateurs

Refrain
Dites oh ceux qui écoutez *** où est passée l'odeur d'El Bahdja (Alger)
Dites oh ceux qui écoutez *** où sont passés les Algérois

Ou sont les plats raffinés et les soirées *** ou sont les maîtres (sous-entends du chaabi) et les messam3ates (terme pour désigner une femme qui chante le hawzi, comme Fadela Dziriya, Meryem Fekkay... etc)
Les annonces avec les Youyous *** Et les mkahel (el baroud, fusil de chasse) aux épaules
ou sont les Qsayeds et les histoires *** Ou sont les meddahine (les poètes faisant éloge et gloire à Dieu et Mohamed (SAAWS)
Ou est Fadela Dziriya *** El Anka et les Fakhardjiya
Titiche (Boualem) et les zarnadjiya (troupe de zarna, incontournable dans un mariage Algérois) *** ils sont tous été oubliés
Ksantini (rachid) l'humouriste *** salués par les artistes
Ou est le noir Baba Salem *** Trompette et tambours et des m'Harem (foulards)
Et des foules autours de lui se rassemblent *** Oh qu'elles sont savoureuses ces années-là
La naïveté est partie oh toi qui comprends *** fini ces temps merveilleux
Refrain
Tu ne reconnais plus quelqu'un d'El Harrach (quartier) *** le fils de Hussein Dey (quartier) n'est plus !
Même à Koubba c'est guère mieux *** Tu ne trouveras même pas quelqu'un connu même de vu
Aux annasser tu ne t'attarderas pas *** ne pleur pas oh meskine !
El Hamma (quartier) est en état de délabrassions *** salembier et aussi laakiba
Au cœur de Belcourt ma bien aimée *** s'est envolée l'odeur de mes parents
Beb El Oued et la Qasbah *** Le bon goût s'est fait des ailes et envolé
Bab Djdid et Soustara *** El Biar et Skala et Tagara
Bouzaréah et Zghara *** et Beau-fraisier très beau
Tout s'est délabrés malheureusement *** demandez aux plus anciens

Refrain
Dites oh ceux qui écoutez *** où est passée l'odeur d'El Bahdja (Alger)
Dites oh ceux qui écoutez *** où sont passés les Algérois

Oh la Balade qui m'angoisse *** cette nouvelle incroyable qui nous est parvenus
Rouiba, Reghaia et Dergana ont été exclus !!! ***Regarde El Bahdja (Alger) est en colère et ses murs sont pâles
Prenez exemple sur ce qui est arrivé au corbeau *** ainsi dans sa démarche il ne parvint plus
lorsqu'il a voulu imiter la belle *** La colombe au yeux noirs
La signification de ce proverbe nous a été laissé *** par nos prédécesseurs
Priez oh gens sur notre Prophète *** L'aimé de Dieu, le meilleur des hommes
Le fils d'Abdellah et père d'El Batoul (surnom de la fille de notre prophète) *** Fatma mère des deux Hacene (Hacene et Houcine)
Il nous pardonnera le jour du jugement *** à nous et à nos parents
Je fini mes paroles dans ce récit *** avec « El Hamdoullah » au plus grand
Et mes prières sur le maître des hommes *** Le pur, taha le fidèle
Abdelmadjid Meskoud a dit *** fils d'El Hamma je ne me trompe pas




Daboudj1948




jeudi 17 septembre 2009

RAMADHAN Moubarek à tous !


La semaine précédent ce jour « fatidique » les mères de famille sont à l’affût de la moindre information relative à l’endroit ou elles pourraient faire leurs achats dans l’espoir de faire un peu d’économie.

La hantise d’être à même de répondre aux désirâtes des bouches à nourrir, elle sera seul face à son fourneau, se triturant l’esprit afin de trouver une recette qui fera la joie de tous, ne pas oublier l’ehchiche et l’ehmissa.

Il est huit heures du matin, un silence inhabituel, quelques rares passants quelques voitures.

Neuf heures un peu plus d’animation.



Dix heures les étals des marchands s’achalandent de légumes et de fruits, les bouchers pris d’assaut, ainsi que les boulangers, les jeuneurs à l’affut du moindre pain spécial, fougas nedjoum et j’en passe.



Le roi Kalbelouz trône dans la “ sniyoi “, puis plus tard, une autre recette fourré au amandes, quoique aujourd'hui généralement, ce n’est plus le fourré aux amendes, mais aux cacahuètes, une chaine se forme chez le marchand de zalabia et chez un autre plus loin, Zlabia « Boufarik,syrienne tunisienne » Treize heures dohr les mosquées ne désemplissent pas à chaque prière.



16h 10’Assar, la fatigue commencent à faire ses effets, une certaine lourdeur dans la démarche, le parler des fois incompréhensibles.

19h10’ maghreb sauve qui peut, déjà certains sont devant leurs tables, ou aux cuisines entrain de recenser les plats, gare à la fausse note, la mère de famille fait la navette entre la cuisine et la salle à manger, « Hamoud Boualem » majestueux, de préférence sélecto et la limonade blanche.

Les mosquées des âmes charitables, ramènent des dattes comme le veut tradition notamment la sunna ainsi que du pain fait maison pour les fideles qui veulent accomplir leurs prières avant de rompre le jeune.

La faim assouvit, un café un peu de gâteaux, puis les paupières s’alourdissent, une certaine béatitude.

Ichâa départ à la mosquée, une calme serein, tarawih, puis le café rencontre inattendu avec de veilles connaissances reprendre les liens de nouveaux.

C’est le Ramadhan serons nous là l’année prochaine, Ramadhan sera au rendez vous, peut être sans nous !


Daboudj1948


*Regardez cette "petite vidéo" , d'un Prodige, un bambin de trois ans , Abderahmane Fateh,lors de le cérémonie de distributions de prix à Djamâa Lekbir !



lundi 14 septembre 2009

Ramadhan nous quitte !




Ramadhan nous quitte, serions nous là…. !


Ramadhan touche à sa fin, il va partir dans quelques jours, finis les veillées, tarawih et cette ambiance de fête retrouvée, qui en famille, les vrais il y’en encore ? Oui une denrée rare à notre drôle d’époque et d’autre dans la recherche d’une certaine spiritualité.

Une merveille, un je ne sais quoi de ferveur et de piété, un autre état d’esprit, je souhaite et j’ai toujours souhaité cette communion de pensée, soit une ligne de conduite pour nous tous !

Je suis là, j’ai vécu ce que Dieu m’a permis de vivre et notamment ces journées inoubliables et beaucoup d’autres, et puis les souvenirs, des êtres chers partis, pour un long très long voyage, sans retour !

Mes pensées vont vers mes amis ou plutôt mes frères et sœurs, que j'ai perdus en cours de route....

Hadj Mohamed ISAAD, après un comma profond à l’hôpital de Bénis Messous, puis une perte de mémoire, nous quitta sans reconnaitre les siens.

Hier on partait ensemble, chez Âami Ahcene, rue Amara Ali(Randon) achetés de la viande de bœufs, sa spécialité et des abats, qu’il nous réservés.

Toi avec ton saroual testifa et ta gandoura d’une blancheur éclatante, toujours, des fois on partait en voiture, une deux chevaux, qui signalait ta présence à mille lieux.

Idir KHELAF, un passionné de l’histoire Perse, amateur de bon pain que ramenait Khalti Rabeha de chez Boulehbel, moyennant un petit billet.

Ta fin s’est déroulée, à l’hôpital de Bains Romains, ou tu étais hospitalisé, problème de rein et cela en sus de ton cœur (alimenté par pile).

Je le revois, deux jours, avant sa mort, dans sa chambre à coté sur une table un amas de fioles de sérums, il était pâle.

En guise de plaisanterie, je lui avis lancé, il était aussi, comme tout Algérois amateur de châabi, du vrai, notamment de Hadj M’hamed, je lui avais proposé à sa sortie de l’hôpital in chah Allah ! Organiser, en intimité bien sur, une soirée.

Pour lui, je ferais le chemin inverse, je dégoterais un mandole et ramènerais des amis musiciens à leurs « temps perdus », une soirée que j’animerais en tant que « cheikh », il m’aidera en cas de trous de mémoire, il était un excellent « hafad ».

Le fils de Da Boudj,Mokrane, sa sœur Fettouma ayants terminés tristement leurs parcours sur terre, et ses enfants Lamia Dahmane (Boudjema), et les autres.

L’autre sœur du fils Da Boudj Ranya, son beau frère Saâdi, Mokhtar SAADA, MOKNINE que je rencontrais très souvent, prés de Kechtaoua à l'heure du maghreb, Hadj Domrane(LATER), R.AOUCHTA et dernièrement Hadj TCHOKHANI.

Khalti Yamina et son mari Âami Yahia, rue Solferino, toujours au petit soin avec nous ainsi que son mari, la veuve BOUADECHE, quelques années avant son époux Hadj Ribouh, une mère pour nous, et non amie de longue date, ta présence nous manque et tes conseils avisés,

Mon ami Askri Lounés d’Ighil Mahni, que je n’ai pas pu mieux connaitre, une mort soudaine.

Je me souviens, lors d’une visite dans sa chambre d’hôpital à Mustapha Bacha, c’est trop dire une chambre, une minuscule petite pièce avec deux lits, avant de le quitter je luis avais dit d’une façon spontanée, « Courage mon ami » il m’avait répondu «Ce n’est pas le courage qui manque ! » Dors en paix mon ami.

La liste est longue, trop longue la séparation est terrible, et la destinée de chacun....

Paix à vos âmes mes frères et sœurs !

Nous irons vous rejoindre un jour......

Daboudj1948