mercredi 24 février 2010

El Mawlid Annabawi !





Pour les férus de football et spécialement les sympathisants du grand club, datant des années 1920, le MOULOUDIA D’ALGER, un petit résumé de la naissance de leur club.

En l'an 1921 un groupe de jeunes Algériens de la Casbah décidèrent conjointement avec d'autres de Bab El Oued de fonder un club de football Algérien, sous les auspices de Aouf Hamoud , la réunion qui donna naissance au club fut à l'arrière boutique du café "Benachere" actuellement "Yahi".

Ce jour le 31 juillet 1921 coïncidait avec la veille du " Mawlid Ennabaoui" le club fut appelé " Mouloudia Club d'Alger " à noter aussi que parmi les présents dans cette réunion il y avait (El Hadj DERRICHE), pour ce qui est des couleurs vert et rouge, l’emblème national.

BRAHAM DERRICHE " Joueur et dirigeant de la 1ère heure" Extrait de la page 35 du livre "mouloudia cette légende vivante":

" Dans la fabuleuse histoire du Mouloudia d'Alger, Braham DERRICHE, (né en 1907 à la casbah), figure en belle position, membre fondateur du club et joueur de la 1ère équipe, il a été durant 50 ans l'autre force tranquille (aux côté de AOUF, DJAZOULI, DJAOUD etc..), du Mouloudia d'Alger.

Réfléchi et méthodique dans sa démarche, Braham DERRICHE a tout au long de son parcours avec le club doyen apporté une contribution judicieuse et sensée.

Lui aussi, véritable modèle de conscience et du nationalisme, il mènera une bataille sans répit, tout comme ses pairs, il fera preuve dans un contexte d'une hostilité permanente, d'un caractère opiniâtre, et d'une forte personnalité.

Incontournable dans l'équipe, Braham DERRICHE forme avec les autres dirigeants une véritable union sacrée.

Il voit en l'équipe Mouloudéenne, un solide instrument de militantisme, c'est justement à travers le Mouloudia que Braham DERRICHE n'a de cesse de forger son espritr de militant à cause de l'Algérie indépendante, en témoigne l'organisation de la 1ère réunion des "22" du FLN chez lui à clos salembier (El madania actuellement).

Braham DERRICHE qui tout comme les DJAOUD, DJAZOULI, prendra en 1965 ses distances avec le Mouloudia. Il décédera en 1995 à l'âge de 88 ans."


Le MCA en 1940



Cela étant écrit :

BONNE FÊTE A TOUTES ET A TOUS




Daboudj1948

mardi 23 février 2010

El Mawlid Annabawi !





Djamaâ Farès (ex-Djamaâ Lehoud)

(sixième partie)

La célébration de la naissance du Prophète Mohamed (âalih essalât wessalam), date qui correspond au 12ème jour du mois de Rabi’ al-awal, correspondant au troisième mois du calendrier hidjri.

Il y’a de cela quelques jours, que les étals de ventes de pétards de toutes formes et de toutes catégories avec les feux de bengales, fusées et autres, sans oublier l’encens et bâtons de Anbar, sont en ventes.

Déjà les explosions se font entendre de temps à autres, l’impatiente de faire du bruit, s’extérioriser peut être, par le bruit que font ses pétards pour ne pas dire bombe, que Dieu nous en préserve.

En attendant la veille de cet événement, pour déclencher « une bataille » de terrasse à terrasse dans notre citadelle qu’est la Casbah.

Le dîner préparé pour la circonstance, est composé d’un plat de couscous ou de rechtat (ingrédient fait à base de semoule) avec du poulet et une sauce avec des navets et poix chiches, ou du fait maison ou acheté


Vers Lekyoisse (rue de la Lyre)

généralement rue de la Lyre « Lekyoisse », chez les marchandes et marchands ambulants postés un peu plus, en la circonstance à chaque coin de cette grande rue commerçante, grouillante de monde.


Lekyoisse (rue de la Lyre)

Ces marchandes et marchands exercent leurs profession, si l’on

peut dire, à longueur d’année mais notamment les périodes des fêtes, leurs marchandises sont contenues dans des paniers ou couffins, « Diyoul » « Ketayefe » et « Rechta ».

Dès la sortie de la mosquée « les hostilités » sont déclarées, d’une façon unilatérale, par toutes « les parties belligérantes ».

Les persiennes et les fenêtres sont fermées, gare aux projectiles épars ou perdus, c’est une bataille sans merci de terrasses à terrasses.

Dans la rue les passants s’y prennent à deux fois en rasant les murs, avant d’emprunter les ruelles étroites de la veille ville.

Gare à celui qui manquerait « de munitions », cette petite bataille, durait le temps d’épuiser ces -dites « munitions », des fois à une heure tardive de la nuit.

Les chaines de télévisions, ressortent les vieux films relatons certains épisodes de la vie de notre Prophète (PSL), les mêmes, comme si ce n’est plus d’actualité de « commettre » un film sur cet épisode de lumière, de la vie de notre Prophete(PSL).

C’est vrai, ce n’est pas aussi lucratif, que les mousalsalates à l’eau de rose, ou les clips vidéo si c’était au moins avec de vrais interprètes et de la vraie musique.

Malgré cela, nous continuerons à aimer notre Prophète Mohamed (PSL) et nous remémorer son histoire et son parcours en tant que guide de notre Oumma.

Les mères de famille, allument les bougies une pour chaque membre sans oublier certains endroits, pour âssas eddar selon la croyance d’antan, tel le pas de porte des toilettes, prés d’un puits, les doueras qui en possédaient, et certains recoins.

On brûlait aussi quelques bâtonnets d’ânbar, de l’encens, destiné à embaumer l’atmosphère et à chasser les esprits maléfiques qui pouvaient hanter la maison.

La bataille terminée c’est au tour de la cérémonie du henné, en enduisait les mains des fillettes et même des garçons de henné, enveloppée dans des sortes de gants en tissus en forme de bourse, les gosses entonnaient cette chanson ;

Mawloud ya Mawloud Mawloud ennabi,Lalla Amina Teredehe eçabbi,ainsi que la fameuse chanson d’Abderrahmane Aziz ; « zad ennabi wa efrana bih , sala Allah ha lih,Ya hachikine Rassoul Allah salay halih »....etc.

Le matin au réveil, le petit déjeuner était accompagné de témina, (de la semoule grillé mélangé avec du beurre et du miel), ainsi de makrout lehssel (pâtisserie en forme de losange faite avec de la semoule, du Smen et une fois cuite arrosé de miel).


Témina

Cette pâtisserie, (temina) était aussi préparé à l’occasion de la naissance et la célébration d’un nouveau né est servit au invités et aux voisins.



En Kabylie l’occasion, parmi tant d’autres, pour fêter cet événement en regroupent tous les originaires de chaque région et village, cordon ombilicale oblige, une symbiose totale, coutume ancestrale qui dure et durera in chah ALLAH, face à un certain égoïsme de « la vie moderne »

Coutume qui existe à Alger et notamment à la Casbah, institué par les premiers habitants, venus de ces régions, principalement des belles très belles contrées d’Azeffoun.

C’est el Wâada, tous réunis autour d’un bon couscous fait par les mains de nos fées....A suivre




Daboudj1948

El Mawlid Annabawi !



Grotte de Hira

(Cinquième partie)

Mohamed (PSL) effectue de nombreuses retraites spirituelles, c’est en 610 que, pour la première fois, l'archange Gabriel (Jibril) lui serait apparu dans la grotte de Hira où il avait coutume de se recueillir et lui aurait transmis, la révélation, la parole de Dieu.

Mohamed (PSL), qui a alors 40 ans, commence à transmettre des versets révélé par Allah et dicté en arabe par Gabriel, cette dictée aurait duré vingt-trois ans.

Les révélations se seraient accomplies ponctuellement ou régulièrement selon les péripéties de sa vie, c'est là l'origine du Coran, que Mohamed (PSL) aurait pris soin d'enseigner oralement dès le début.

La tradition rapporte que, effrayé par la première visite de Gabriel, Mohamed (PSL) se serait rendu auprès de son épouse et lui aurait raconté cette vision, Khadija aurait couvert Mohamed (PSL), pris d’une fièvre intense, (d'où l'intitulé de la sourate : al-Muzzammil, « l'Enveloppé ») et se serait enquise auprès de son cousin, Waraqah ibn Nawfal, qui lui aurait annoncé la nature prophétique de son époux.

Plus tard, Khadija serait retournée voir son cousin, en compagnie de Mohamed(PSL), Waraqah lui aurait réaffirmé qu'il était un prophète de Dieu et que l'apparition de la grotte de Hira aurait été l'archange Gabriel.

Il aurait annoncé à Mohamed (PSL) des difficultés dans l'accomplissement de sa mission, notamment un bannissement de sa tribu, d’'emblée, Khadija cru en son époux et lui aurait apporté un soutien inconditionnel ; elle est, de ce fait, considérée comme la première croyante.

Mohamed (PSL) aurait fait part secrètement de son message à ses proches, et avec eux il fonde, une sorte de « faction », un groupe de croyants qui seront appelés plus tard les musulmans : nommés ainsi en référence à Abraham (Muslim, celui qui se donne, qui se soumet volontairement à Allah (Dieu)), puis, la prédication devient publique et s'étend à l'ensemble des Quraychites.

Selon l'historien Tabari, Khadija, la femme de Mohamed (PSL), aurait été la première à se convertir à l'islam, le deuxième homme qui a connu l'histoire de Mohamed (PSL), aurait été un savant chrétien du nom de Waraqua, il aurait été le premier homme à suivre Mohamed (PSL) parce qu'il savait que certains Juifs et certains judéo-chrétiens attendaient la naissance d'un prophète et de deux Messies.

Après sa femme Khadija et Waraqua, les premiers convertis à l'islam seraient par ordre chronologique : Abou-Bakr; puis Zayd ibn Harithah (asservi de khadija et donné à Mohamed (PSL) pour l'affranchir et même le considérer comme son fils); Bilal (asservi de Omayyah Ibn Khalaf.

Ce dernier l'a torturé parce qu'il s'est converti à l'islam, pour cela il a été acheté par le plus riche des compagnons de Mohamed (PSL) Abou Bakr pour être affranchi).

Par la suite, plusieurs se convertiront à l'islam, au départ, les compagnons de Mohamed (PSL) auraient été au nombre de trente-sept qui gardaient secret leur confessions.

Bien que ses contemporains acceptent difficilement d'abandonner leurs croyances et leurs pratiques ancestrales, en trois ans, il réussit à s'entourer d'une petite cinquantaine de disciples.

Ils sont une centaine au bout de cinq ans, la croissance du groupe inquiète les Mecquois et les persécutions contre Mohamed et les siens se font de plus en plus vives après la mort de Khadija et d'Abû Tâlib.

Une première vague d'immigration emmène une partie des compagnons de Mohamed (PSL) en Éthiopie, sur son ordre, où ils vivent quelque temps sous la protection du Négus ou roi d'Éthiopie.

Mohamed (PSL) profite de la saison du pèlerinage qui voyait affluer vers La Mecque les Arabes de toutes les régions de la péninsule d'Arabie pour prêcher le message de l'islam, il conclut un pacte avec un groupe de Médinois qui acceptent son message.

L'année suivante, la communauté musulmane médinoise est plus nombreuse, 70 hommes se rendent en pèlerinage à La Mecque pour prêter allégeance à Mohamed (PSL) et lui proposer leur protection s'il s'installait à Médine

L'ordre est donné aux musulmans mecquois d'émigrer (hégire) à Yathrib (future Médine) en 622, an 0 du calendrier musulman.

Selon la tradition, Mohamed (PSL) aurait été le dernier à partir, en compagnie de son fidèle ami et futur calife Abou Bakr, Ali quant à lui, reste sur place notamment pour protéger le départ du Prophète, puis avec mission de restituer les dépôts, dont Mahomet avait la garde, à leurs propriétaires.


Lettre du Prophete Mohamed sas à Muqawquis

Après avoir réorganisé l'administration et assis l'influence de l'islam à La Mecque, il retourne à Médine, où il meurt le 8 juin 632 âgé de soixante-trois ans après une courte maladie.

Il est enterré dans son appartement mitoyen de la « mosquée prophétique », un agrandissement de la mosquée de Médine sous la dynastie omeyyade se fait autour de son tombeau, dorénavant à l'intérieur de la mosquée, isolé par un triple mur.


Coffret contenant des poils de la barbe de Mohamed (PSL)

La tradition rapporte aussi qu'il est mort sans rien laisser en héritage, il ne possédait au moment de sa mort qu’une tunique, un pagne de tissu grossier et avait gagé son armure contre un gallon d’orge chez un juif....A suivre

(Messages sources Wikipedia et autres)

Musé d'Istanbul empreinte de pied de Mohamed (PSL)

Daboudj1948

lundi 22 février 2010

El Mawlid Annabawi !



(Quatrième partie)

Conformément à la coutume des familles nobles de Quraych, sa mère Amina le confie à une nourrice d'abord à Thuwaybah, la servante de son oncle Abû Lahab, puis à Halîma bint Al-Hârith As-Sa`diyyah (de la tribu des Saadites, Banû Sa`d), qui emporte le nourrisson dans le désert où son mari vit avec la tribu des Saadites à l'écart du reste de la population.

La vie dans le désert, au milieu des Bédouins réputés pour la pureté de leur langue, était censée prodiguer aux enfants santé et force d'expression.

Selon la légende, alors que Mohammad (sas), et l'un de ses frères de lait avaient la garde de quelques bêtes à proximité des habitations, Halîma et son mari Abû Kabshah sont alertés par leur fils de lait que Mohammad (sas), a été pris à parti par deux hommes de blanc vêtus, qu'ils l'ont couché sur le sol et lui ont ouvert le torse.

Accourant sur les lieux, Halîma et son mari trouvent leur enfant debout tout pâle, le jeune Mohammad (sas), leur explique que deux hommes vêtus de blanc étaient venus et l'avaient couché par terre, et qu'ils lui avaient ouvert le torse et en avaient extrait quelque chose.

Les deux hommes vêtus de blanc étaient deux anges, envoyés par Allah, pour purifier le cœur de l'enfant, destiné à être prophète, et pour apposer le sceau de la prophétie entre ses épaules.

Craignant pour la santé de l'enfant, Halîma s'empresse de rendre l'enfant à sa mère Amina qui meurt trois ans plus tard, Mohammad (sas), n'a alors que six ans.

Son grand-père paternel `Abd Al-Muttalib le prend alors dans sa maison, deux ans après, sur son lit de mort, `Abd Al-Muttalib charge Abû Tâlib, l'aîné de ses enfants, frère consanguin de `Abd Allâh, de prendre soin de Mohammad (sas), son oncle Abou Taleb,le père d'Ali Ibn Abi Taleb(Qu'Allah soit satisfait de lui), l'élève comme ses propres enfants.

Il entra au service de Khadidja, une riche veuve qui organisait des caravanes marchandes, malgré leur différence d'âge (Khadija avait 40 ans et Mahomet environ 25), ils se marient et auront deux (ou trois, selon les sources) fils qui moururent en bas âge, Al Qâsim et Tayeb, et quatre filles, Zeineb, Rokaya, Oum Kaltoum et Fatima la future épouse d'Ali Ibn Abi Taleb (Qu'Allah soit satisfait de lui)....A suivre


Daboudj1948