dimanche 15 novembre 2009

Vous leurs avez fait peur, très peur !!






 
Vous leurs avez fait peur, très peur, ils étaient livides se tortillant sur leurs bancs, ou faisant les cents pas, vous avez ramené votre armada, chanteurs et chanteuses, chanteurs et chanteuses ? Comédiennes et autres courtisans, des hommes du sérail, et qui encore ? 

Et oui le futur président de la république, le visage pale, d’une pâleur inquiétante, lui qui doit prendre les rênes d’un pouvoir, il devrait éviter ce genre, de « spectacle » sa tension ! Je n’étais pas à coté de lui, mais je pense qu’il devait suer à grosse gouttes.

Après le traquenard du bus, complicité peut être, pour effrayer, vous êtes bêtes, très bêtes, je m’excuse pour ce qualificatif, avec votre amas de docteurs en tous genres, lorsque je vois vos canaux je me dis que toute l’Egypte, est doté d’un doctorat, c’est des doctorats à foisons, puis je me ressaisis, à la vue de votre envers de décor, il n’est pas beau !

C’est des Algériens avec un grand A, s’il vous plaît nous avons une histoire et un passé, bien sur pas pharaonique, mai nous avons mieux, nous avons Lalla Fatma N’oussmer, El Mokrani, Cheikh El Haddad, je m’arrête là tellement la liste est longue, très longue, de héros qui ont façonnés notre histoire, et puis des millions de Chouhadas !

Et puis, ce fameux deuxième but temps, en dehors du temps réglementaire ? On s’en fout, nous vous avons fait peur, c’est l’essentiel, j’ai vu votre entraîneur, qui avait le visage cramoisi, pleurer, après ce but, j’ai vu votre futur président dans les tribunes, tressauter, oubliant, tous sens de retenu, un président qui tressaute ce n’est pas protocolaire, enfin il a gagné « une bataille », avant d’être sacré ! 

Ceci dit, même si nous venons à perdre, en notre for intérieure, une satisfaction, nous vous avons passé des nuits cauchemardesque, j’en suis ravis !!

Je suis monté à la terrasse, puis j’ai changé l’orientation de mon antenne parabolique, non par rancœur mais par déception en effet vous m’avez déçu, pour moi vous n’êtes plus « Oum Dounia » mais « Arère Dounia »
Une petite question, « vos invités » étaient des gens de votre communauté arabo-mulusmane comme vous le dites et ressasser, alors vos voisins d’en face qui sont-il pour vous ?
 
J’ai appris on consultant, un site très sérieux, que le Caire a était fondé par les Fatimides venu….De Kabylie, est ce vrai ? Plus précisément d’Ikdjane !

Je ne pouvais pas me retenir, pour décrier cette méchanceté gratuite, car ce blog je l’avais dédié à tous ce qui est culture et autres, mais pas pour déverser autant d’amertume, je le regrette je ne pouvais pas me contenir.

Sans rancune, je suis un Algérien j’avance, je ne recule pas ! 


Daboudj1948

vendredi 13 novembre 2009

La Casbah qui m'a vu naître! Le 1er novembre 1954....14 novembre 2009 !


"Ali La Pointe"

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Né le 14 mai 1930 au lieu dit « El Annasser », dans la ville de Miliana, il est le dernier-né de sa famille.

Il était connu pour son caractère turbulent et rebelle, très tôt, il lui a fallu se démener pour survivre dans des conditions difficiles, aggravées par la grande misère qui était le lot quotidien des Algériens.

A treize ans, il connaît déjà les affres de la prison, où, adolescent, il voit les atrocités qu'enduraient beaucoup de ses compatriotes.

Libéré, il se rend à Alger où il s'inscrit dans un club de boxe de Bab El-Oued, tout en suivant une formation en maçonnerie.

Deux incidents vont par la suite le rendre encore plus réfractaire, contre le pouvoir colonial et attiser sa soif de vengeance, une gifle assenée par un policier et une correction qu'il a administrée à un ressortissant français, laquelle lui a valut, une condamnation à des travaux forcés à l'âge de 22 ans et une incarcération à la prison de Damiette, dans la wilaya de Médéa.

Il s'en évade le 2 avril 1955 en compagnie d'un camarade de cellule, Morane Guenaoui, et se rend à Blida puis à Alger et rentre dans la clandestinité.

Le passage à la guillotine dans la cour de la prison d'un militant du FLN, éveille la conscience d’Ali, Chaïb Ahmed le prend sous son aile et le met en relation avec Yacef Saâdi.

Après une période d’épreuves, des missions des plus périlleuses lui furent confiées.

Celui qui avait fréquenté « le milieu » algérois, cet homme analphabète va devenir le chef local de la guérilla urbaine sous les ordres du commandant El Hadi Jaafar (Yacef Saadi).

Son courage, sa témérité, sa fidélité, sa conviction de la justesse de la lutte qu'il menait, les actions spectaculaires qu'il accomplissait en plein jour même dans les commissariats de police, lui permirent de terroriser les forces policières et militaires qui employèrent tous les moyens pour l'identifier, le localiser et l'abattre.

C'est ce qui arriva le 8 octobre 1957, il est repéré au 5 rue des Abderams en pleine Casbah Ali est tué en compagnie de Hassiba Benbouali, du petit Yacef Omar, dit petit Omar, âgé de douze ans,et de 24 autres Algériens, dont 8 enfants.

Les parachutistes minèrent la maison où se réfugiaient les martyrs, ils les sommèrent de sortir, devant leurs refus, ils mirent une charge de plastic pour faire sauter la cloison.

Cette charge était faible, compte tenu que ces militaires étaient dans la Douera, malheureusement, juste derrière, se trouvait l'ultime stock d'explosifs de la zone autonome l’explosion fit effondrer la Douera voisine qui engendra les autres morts.

Ce grand héros de la révolution s'était distingué par sa bravoure dans la lutte qu'il a menée aux côtés d'autres nombreux héros dans la bataille d'Alger dans la lutte sans merci contre le pouvoir colonial de l'époque, par des actions spectaculaires au cœur même de la capitale quadrillée par les paras de Massu.


Le général Massu et son staff



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*Aujourd’hui le 13 novembre à la veille d'un événement "Important", les pendules ne sont pas à l'heure semble t-il, avec ce satané match, qui à fait et qui fait couler beaucoup d’encres, de salives "hachakoum", de profusion de fanions, couvre chefs et de notre sublime drapeau.

En effet, l’Algérie est et restera un grand pays, malgré toutes ses tares, et aléas, n’en déplaise à certains qui revendique une certaine part « paternité », de notre révolution, rien que ça !

Halte là, c’est aller vite en besogne, cette révolution a était faite, par des Algériens et Algériennes sans oublier bien sur ce serait être de mauvaise foi, les hommes et femmes venus de différents horizons épris comme nous de liberté.

Nous n’oublierions jamais, leurs sacrifices, eux, qui n’ont jamais monnayé leurs participations, l’ayant fait avec abnégations et discrétions.

Alors, messieurs de « Oum eddounia » de grâce un peu de retenue et de modestie, à moins que cela vous étouffe, vous n’êtes pas le nombril du monde, heureusement, mettez pied à terre !

Un conseil, quoique vous ne permettez et n’accepter aucun conseil, terre à terre, vous êtes des gens hors du commun, esterfire Allah ! , donnez à manger aux gens de Ghaza !


La Casbah qui m'a vue naître !


Vers le marché Ammar Ali


Djamâa Lehoud en référence à la grande synagogue d'Alger synagogue, devenu après l'indépendance Djamâa Fares, à la rue Randon ex Place du grand Rabbin Bloch aujourd’hui AMMAR Ali, un des héros de la révolution.




Une scène quotidienne aux abords de notre cité

Cet édifice qui portait le nom du grand rabbin Abraham Bloch, fût construit en 1850 et inaugurée en 1885, elle était, malgré son aspect extérieur, la plus riche et la plus importante de la ville.


Après l’indépendance et le départ des juifs Algériens, ce lieu vide fût transformé en mosquée et un Minaret a été rajouté, plus tard, sur le parvis de cette Synagogue fut aménagée, un endroit pour les ablutions, et couvert.

Quartiers avec ses innombrables rues adjacentes, qui menaient vers le haut de la Casbah dans le temps le haut s'appeler « El Djebel » et la basse Casbah « Leyta ».

Une ruelle menant vers le cinéma « Nedjma », dont le propriétaire était un rouquin, il y'a bien longtemps, on payait sa séance en ramenant des clous, récupérerez du port d'Alger des caisses de marchandises, ces clous servaient pour le propriétaire de cette salle, à rafistoler les chaises de son cinéma.




Cinéma "Nedjma"


A l'époque, les séances de cinéma étaient permanentes, le film programmé était projeté plusieurs fois, de ce fait, on pouvait le voir et revoir à satiété.


Le « top », comme on dit aujourd'hui, en frenchanglais, pour être à la page c'est les films hindous, avec ses acteurs devenus des idoles pour les jeunes de l'époque, Nargis, Dilip Kumar, Raj Kapoor et autres acteurs.




Affiche du film Mangala

Ces films le sujet l'oppression ou l'injustice, le héros bravant cette oppression et injustice et son triomphe, la musique aidant, faisait pleurer plus d'un, même les plus endurcis, mais en cachette « redjla » oblige.


Quelques titres, Mangala la fille des indes, les bracelets d'argent, Salma et tant d'autres.


Daboudj1948

mercredi 11 novembre 2009

La Casbah qui m'a vue naître !



Djamâa Lehoud hier !
Le soir les petites bourses venaient faire leurs achats, les marchands ayant liquidé le gros de leurs marchandises, baisse les prix de moitié, et plus.




C’est un quartier ou vivait une certaine frange de la société algéroise, « El Houziya »le terme truands est inconvenant pour ces personnages dont certains, lors de l’insurrection furent en premier ligne.



Jeux de hasard et autres, chekchika (jeux de dès), un monde à part, avec néanmoins à leurs décharges, ils avaient le sens du respect d’autrui, lorsqu’il y’avait une rixe, généralement c’était entre eux.



Djamâa Lehoud aujourd'hui!
Bleu de chauffe, certains bérets basque, coiffure à la (01) Dempsey, à la mode à l’époque, coupe relative à un célèbre boxeur américain.


Non pas parce que c’était un américain, non, mais par rapport aux souffrances qu’enduraient une certaine partie du peuple américain de « seconde zone » à l’époque et notamment noir.
Une chanson, si les souvenirs du narrateur ne le trahissent pas, du Cheikh Slimane AZEM, ou de l’autre chantre Cheikh El Hasnaoui, tournant en dérision certains « El maricaine yesha echwigum ».

Chez nous à cette époque, nous avions nous aussi, nos pugilistes et de qualités, tel (02) Omar Kouidri,

qui ne craignit pas d'affronter à quatre reprises Marcel CERDAN, surnommé à l’époque « le bombardier », à l'apothéose de sa carrière pour ne s'incliner à chaque fois qu'aux points, au grand dam de la presse française spécialisée.
Celle-ci, en effet, dans ses pronostics prédisait une rapide défaite par KO, de KOUIDRI., il y’avait d’autres boxeurs de renoms, BOB Omar, CHERRAKA, ABDESLEM et tant d’autres.
Il ne faut pas oublier, que les américains de part leurs passage, (lors du débarquement guerre 1945) notamment à Alger, ont laissé trace de ce passage, le banjo, mais un fléau la cocaïne et autres drogues dures.
La pauvreté aidant, et certains malfrats qui en firent un commerce, responsables des ravages parmi les jeunes et moins jeunes.
Mais avec le début de la révolution, cette plaie perdit du terrain, le sens de l’honneur et du devoir face au colonialisme.
(01)Jack Dempsey, né le 24 juin 1895 à Manassa (Colorado), Né le 24 Juin 1895 d'un père irlando-écossais et d'une mère d'origine Cherokee mort le 31 mai 1983, première grande star de la boxe moderne, surnommé le « tueur de Manassa », il fut champion du monde des poids-lourds.
Son bilan en professionnel est de 86 combats (dont cinq devant plus de 50 000 spectateurs) pour 62 victoires dont 50 par KO, 6 défaites, 9 nuls et 6 sans décision.
(02)Omar Kouidri né le 07 décembre 1917 à El Harrach (ex-Maison Carrée) 59 combats dont 11 par Knock out.









Match de boxe Jean Stock / Omar Kouidri à Alger salle du Majestic 12 octobre 1950





mardi 10 novembre 2009

La Casbah qui m'a vue naître !


Djamâa Lehoud hier !


Un quartier juif par excellence, avec sa synagogue d’où son appellation par les habitants de la veille cité, cette synagogue(*) a était transformée en mosquée baptisée Djamaa Farés.





Djamâa Lehoud ajourd'hui !


Son marché toujours achalandé, sauf le samedi jour de repos pour les propriétaires des étals et celui du marché de gros, limitrophe de la capitale, généralement celui de Bougara (Rovigo) et l’Arbâa.



Mairie de Rovigo


Marche de l'Arbâa


Un marché avec ses propres odeurs, bruyants avec les cris des marchands vantant les qualités de leurs marchandises et fruits.

Les marchands de poisson, à coté font de même, une véritable cacophonie avec l’habitude en n’y prête guère attention.

Vu les modestes bourses des habitants de la Casbah, généralement c’est de la sardine et bogas (bogue) quelques fois du faux merlan et autres sépias.

Ces marchands devaient écouler leurs marchandises, avant treize heures, notamment la sardine, faute de quoi l’employé du service d’hygiène, mandaté à cet effet, avec son arrosoir en fer blanc, rempli de crésyl, détruisez le reste de poisson dans les casiers, en sus d’une amende.

Un marché pour ces habitants et même des banlieues limitrophes, vu les prix affichés et la facilité d’achats, légumes vendus au kilo ou aux tas….A suivre




(*)Cette Synagogue fut construite en 1850, place dénommée à l’époque du Grand Rabbin Bloch, en face du marché. Son architecture est inspirée de celle des mosquées, reconnaissable à son grand dôme central et son parvis sur lequel s'ouvraient, sur sa façade une grande porte à deux colonnes et deux portes latérales.