samedi 30 mai 2009

Cheikh El Hasnaoui....Cheikh Ezzahi même destin ?





La derniere demeure de Cheikh El Hasnaoui , loin,très loin de sa terre natale !







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-->Un parc situé à l'entrée du port de St Pierre, porte désormais le nom de "Parc Hasnaoui"


Daboudj1948




Cheikh El Hasnaoui....Cheikh Ezzahi même destin ?





La municipalité de Saint Pierre (l’île de la Réunion), a procédée à l’inauguration des stèles de l'Emir Abdelkader et du Cheikh El Hasnaoui, en présence d'une délégation algérienne emmenée par un autre illustre chanteur: Mohamed Lamari, l’enfant de Djamaâ Safir.




Franck Robert, qui fut un proche du Cheikh El Hasnaoui, a lu avec une émotion partagée par les membres des différentes communautés présentes, un poème du même chanteur: "Maison blanche" qui se termine par ce vers:




" Puisse Dieu accorder assistance aux croyants, et que finissent les discriminations" 




Un grand penseur arabe *Abou Temmam a dit un jour :


« Il est des hommes qui bien que disparus sont vivants par leur évocation,


Alors que d’autres bien vivants et sains sont disparus parmi les gens ».





*Abū Tammām H̩abīb b. Aws, est un poète et anthologiste arabe, d’après son fils Tammām, il serait né en 804.
Dans des propos rapportés par Abū Bakr Muh̩ammad b. Yah̩yā al-S̩ūlī dans ses Ah̠bār Abī Tammām, le poète affirme être né en 806 dans la ville de Ǧāsim entre Damas et Tibériade.
D'après son fils, il serait mort en 845, d’après d'autres sources, en 846.

daboudj1948

dimanche 24 mai 2009

Cheikh El Hasnaoui....Cheikh Ezzahi même destin ?





Hymne à la Femme Kabyle

En hommage à nos mères et sœurs, écoutez-le avec attachement ! C’est Cheikh El Hasnaoui.

Une partie de ce beau texte :



Ad cekreγ tiqvayliyin
Ttaεa d zzin
Fell-ak°ent γennan ccuεara
Ay igerrujen n tudrin
Sser n tsekrin
Deg ul teţţağamt limara
D iγriven ur nesεi ahnin
Fell-ak°ent neţlehhin
A k’t iεiyyec Rebbi merra
Ah di lγerva neγreq
Nhemml-ik°ent Rebbi yezra....



Daboudj1948










Cheikh El Hasnaoui....Cheikh Ezzahi même destin ?




(Suite des précédents billets)


Une de ses attitudes face à ce public, on raconte que Cheikh El Hasnaoui, ne supportait jamais qu’on fasse le moindre bruit, lors de son tour de chant.


Lorsque cela arrivait, il s’arrêtait de jouer ranger son instrument et quitter les lieux.


Cheikh El Hasnaoui, quitte la région parisienne *(Anthony) pour se rendre à Nice, en 1985 il quitte la cote d’Azur, après des péripéties et s’installe en 1988 à l’ile de la réunion.


Cheikh El Hasnaoui, s’éteint, discrètement, le samedi 6 juillet 2002 à l’âge de 92 ans.
Un monument de la chanson kabyle de plus, comme par malédiction, s’éteint sur une terre étrangère, l’ile de la réunion…


Est-ce un pressentiment de la fin toute proche, ses derniers mots « El Hasnaoui c’est fini l’Algérie c’est fini » et un claquement des doigts.....Tout un symbole.


Tu resteras dans les cœurs, de tous ce qui aimes et savent aimés !





*Sous-préfecture des Hauts-de-Seine, la ville d’Antony est située au sud de Paris à 8 km de la porte d'Orléans.







.... A suivre

samedi 23 mai 2009

Cheikh El Hasnaoui....Cheikh Ezzahi même destin ?








(Suite des précédents billets)


Au bout de 6 années passées à Alger, il décide de s'exiler en France, et ce, en 1937, précisément à Paris dans le XVe arrondissement.


En 1946, il enregistre chez Odeon 13 chansons, toutes des succès. Trois ans plus tard, il récidive avec 11 succès.


Durant la guerre de Libération nationale, cheikh El Hasnaoui avait arrêté toute son activité par solidarité. En 1967, il crée sa maison d'édition Disque Nahon, éditant quelques titres.


En 1968, il arrête volontairement toutes ses activités artistiques en offrant son instrument, un mandole au maître Akli Yahyatène, célèbre chanteur du fameux texte "Yal Menfi".


En 1970, il décide brusquement d’interrompre sa carrière, jugeant impossible de continuer à se produire dans les cafés ou les émigrés algériens aimaient se retrouver, comme on dit « retrouver l’air du pays », qui assistaient aux concerts s’adonnaient de plus en plus aux boissons alcoolisées....A suivre

daboudj1948

Cheikh El Hasnaoui....Cheikh Ezzahi même destin ?




(Suite du précédent billet)


Cheikh El Hasnaoui, s’illustre dès les années 1930 en créant un style propre à lui et reconnaissable à sa cascade de voix grave, à la sonorité lancinante du banjo et à ses textes qui évoquent la douleur sentimentale.
En 1936, il anime une fête de circoncision avec Cheikh M'hamed Anka à la placette « Tahtaha » sur les hauteurs de la Casbah. Il retourne au village un jour d'été de 1936 et Fatma est toute réjouie de le revoir malheureusement joie de courte durée
Encore adolescent à 17 ans, il demande la main de Fatma qu'on lui refusa, car elle était promise, c’est la séparation.
Une séparation qui deviendra par ailleurs le leitmotiv d'une grande partie de son œuvre et surtout ses textes qui évoquent la douleur sentimentale, thèmes d'une grande partie de son œuvre, tels ; "Ya noudjoum ellil", "Ya Zahia", "Madjitinich" ,"Fadhma" dont il ne pourra se consoler sa vie durant.
Il décide alors de s'installer à Alger, en travaillant de nuit au port et résidait à la rue Mogador au centre-ville. Là, il compose sa première chanson dédiée à sa défunte mère, ayant pour titre Ayema Yema.
D'après Kamel Hamadi, son meilleur ami a été El Hadj M'rizek. Ayant rencontré plusieurs célébrités maghrébines de l'époque, cela lui permit de s'affirmer dans le domaine musical et artistique....A suivre



Daboudj1948


*Merci Nomade

vendredi 22 mai 2009

Cheikh El Hasnaoui....Cheikh Ezzahi même destin ?



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Si Moh n'Amar U Muh, inscrit à l'état civil le 23 juillet 1910 sous le nom patronymique Khelouat Mohammed, a pris le pseudonyme artistique de Cheikh El Hasnaoui qui réfère à sa région natale, le âarch des Ihesnawen, sur les piémonts fertiles du sud de la ville de Tizi Ouzou, au hameau de Taâzibt, du village Tadart Tamuqrant.
En 1912, il perdit sa mère, à 14 ans, après le dur apprentissage des écoles coraniques appelées timaâmrin, il décide de quitter le village rongé, comme d'autres du pays, par le colon.
Il s'adonnait à la musique à l'insu de ses parents, son père particulièrement, il confie, un jour d'été, sur les berges de l'oued, à Si Saïd U L'hadi, un de ses amis d'enfance : « Cette fois, si je quitte le village, je serai comme une fourmi ailée, là où me poseront mes ailes, j'y resterai. »
Après quelques rudiments de musique dans les cafés chantants de la ville de Tizi Ouzou, dans le giron de Cheikh M'hamed El Anka, il perfectionne son art du mandole aux côtés de Cheikh Mustapha Nador,

Cheikh El Hasnaoui, s’illustre dès les années 1930 en créant un style propre à lui et reconnaissable à sa cascade de voix grave, à la sonorité lancinante du banjo et à ses textes qui évoquent la douleur sentimentale....A suivre